Quelques semaines à travailler dans une ferme 

Deux jours avant d’arriver à Punta arenas on s’était installé dans un champ. Enfin on avait juste posé les motos. L’agriculteur était venu nous voir pour nous proposer un meilleur endroit dans son champ si jamais le vent se lève. 
Il avait du travail à finir et c’est naturellement qu’on est allé l’aider. Il a accepté avec plaisir. Après ça on c’est dit qu’on répéterai bien ça sur une plus grande distance. 

Lui est fatigué de ses problèmes de suspension et moi : du voyage. Et ça fait franchement du bien d’être arrivé ici dans cette petite Estancia.

On a eu le contact d’une association dans un bar de motard. La porte de l’association était  fermé mais on y a rencontré un autre gars qui nous a donné deux adresses. Et le premier de ces deux nous a répondu avec joie. Le lendemain après avoir fait quelques provisions on s’est rendu 120km plus loin sur l’île Riesco ou se situe la ferme. 

On est arrivé un peu plus tôt que prévu. Il nous a fait faire le tour de sa petite Estancia puis présenté notre nouvelle maison. Il a fallu la dépoussiérer et couper du bois pour ce préparer à cette première nuit. Ici tout est à l’ancienne. La ferme date des années 1950. 

Le lendemain on nous a donné pour mission d’aller faire des tas de bois dans un de champs plus haut. C’est magnifique, de la maison on a une vue imprenable sur la mer. On se chauffe avec un vieux fourneau au bois. Dans la cuisine il y a une vieille cuisinières au bois qu’on trouve plus chez nous. Elle chauffe l’eau du chauffeau juste à côté. Puis comme il n’y a pas de boulangerie sur l’île on y fait notre pain. Au fond il y a la salle de bain, il y fait super froid mais l’eau chaude qui y sort goutte à goutte nous permet de nous laver. 

Et comme un vieux couple on se retrouve à gérer chacun nos tâches. Tous les jours on doit s’occuper des poules. Les proprio qui sont pas beaucoup plus vieux que nous travaille en mode tranquille. Le but des jours qui ont suivie était se tout préparer pour la venu de l’équipe des rondeur de moutons. Lui n’avait aucune idée de quand il viendrait. Bref il a fallu nettoyer et préparer la maison ou on dormait, vérifier les pompes à eau et nettoyer les bassins, couper du bois sec et aller chercher de la viande (eux n’en mange pas). J’en oublie peut être mais tout c’est bien passé. 

L’équipe de tonte est arrivé pendant que Gregor rassemblé toutes les bêtes (environ un millier). Nous on a vide la maison et il nous on gracieusement invité chez eux. Puis une fois tous les moutons  arrivé on les a triés. Enfin nous on les poussé dans l’enclos pour qu’ils sortent par la porte que Gregor avec choisi de leur ouvrir. Ensuite on a mis le troupeau de laine fine dans le hangar sur deux étages. Prêt à être tondu le lendemain matin ! 


VIDEO 7 – Le Chili, du nord au sud – Un viking en Amérique du sud

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Du désert au nord, des volcans et des lacs au sud. Le Chili est magnifique malgré ces lignes droites. La côte ne s’arrête nous laissant savourer de beaux couchées de soleil sur l’océan. Seul point négatif, plus on descend. Plus l’eau est froide. Vivement le bain à Ushuaia !


Cette fois ci c’est vraiment pas le pied

On s’amuser comme des fous sur nos premiers chemins en Patagonie. Ici, il y a de plus en plus d’espace verts, de magnifique lac. On sent aussi que ce voyage n’a pas fini de nous surprendre. Pour corser un peu les choses on décide alors de passer par un petit chemin et voir l’argentine. La route des sept lacs, sur la très connu “ruta 40”. Clément lui en a déjà fait un petit bout mais pas moi. 

D’ailleurs c’est toujours pas le cas. Clément ayant décidé de repéter cadre et suspension quelques kilomètres avant. La soudure a l’arc en plein milieu de l’amazonie a fini pas lâcher. On se doutait bien que ça allé arriver mais l’espoir fait vivre ! 

N’empêche que la note est de plus en plus sale pour lui. Je me répète mais n’installez surtout pas une béquille centrale si vous aimez les chemins. Encore plus si vous avez une moto avec une garde au sol un peu limite. 

Depuis 5 jours maintenant on travaille comme des acharnés. Cette fois on a tout enlever pour que la partie a souder soit accessible. Moteur, roue arrière, suspension. Partez en voyage si vous voulez apprendre la mécanique ! Je pensai pas en découvrir autant ‘même si la ça commence à me fatiguer. 

J’ai même compté, sur l’ensemble du voyage j’ai du passé environ 20 jours à mecaniquer… Sur la mienne et sur celle des copains. C’est toujours un plaisir mais j’ai hâte de reprendre la route sincèrement. En plus on est vraiment au tout début de la Patagonie. Et les paysages sont déjà fort sublime. 

M’enfin c’est les aléas du voyage… Parfois il faut apprendre à être plus que patient ! 

A bientôt 


Retour sur le Blackview BV6000, un téléphone pour baroudeur !

Il était tranquillement perché sur mon porte téléphone, en mode GPS quand en plein milieu d’une quatre voies je vois un truc tomber de la moto. C’était lui. On est à Viña del Mar. Dans le trafic urbain. Je m’arrête aussitôt sur la voie de droite. Personne dernière moi, je cours. Il est toujours là, je le récupère. Les voitures me klaxonnent. Je reviens. Je monte sur la moto. Il marche encore. J’y crois pas, j’étais à 70 km/h, l’écran, était déjà cassé mais il fonctionne toujours aussi bien.  Je reprends doucement ma respiration. Mais quelle téléphone faut-il pour résister à un tel crash ?

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Retrouvailles

Mon ancien coéquipier belge en KLR est descendu par l’Argentine, moi par la côte chilienne mais je suis allé tellement vite à travers le désert qu’on a décidé de se retrouver à La Serena quelques centaines de kilomètres avant Santiago où il terminera son voyage.

Rendez-vous fixé à midi dans l’hostel où je m’étais posé la veille. A 13h toujours personne. Je me dis qu’il a dû rester à l’heure d’Argentine. 14h toujours rien. Là ça sent le roussi. Il n’avait que 55km à faire… Et à 15h il arrive, avec le KLR dans un 4×4. Le moteur a claqué, plus de compression. On la met direct sur une bâche et on démonte le haut moteur.

La chaîne de distribution semble être décalée, peut être la cause de la panne mais on se doute bien qu’il faudra sûrement chercher plus loin. On remonte tout mais rien à faire elle ne démarre pas.

Le lendemain on part à la recherche d’un camping moins cher et on en profite pour aller voir Tonino Moto, dealer moto et réparateur. L’idée c’est de trouver piston, segments, et un endroit propre pour faire le taf. Au début il ne nous accueille pas très chaleureusement puis Wout part discuter avec les mécanos. L’un des mécanos, Bop, sort un piston tout neuf pour KLR et nous ouvre les portes de son atelier. Le pied ! On ramène la moto et on commence le boulot dès le début d’aprem. Objectif : tout sortir pour pouvoir apporter le cylindre à l’atelier qui l’agrandira ! Pari tenu. Sauf que l’atelier en question n’a pas de tourneuse pour cette taille de cylindre. On est un peu coincé. Le lendemain matin on part directement à la recherche d’un autre atelier, pour les camions normalement. Et hop c’est fait dans l’aprem. On remonte le tout et le lendemain matin (on est samedi) tout se presse un peu. Il faut finir le travail, le jeu au soupape n’est pas bon, recaler la chaîne de distribution. Lui est un adepte des deux temps, des pistons il en a changé des tonnes. Mais sur un quatre temps c’est un peu plus compliqué. Du coup on travaille lentement mais surement pour éviter les erreurs. La KLR redémarre avec un bruit qu’elle n’avait jamais fait. Un gros claquement du tonnerre. Qu’elle plaisir de voir notre travail donner autant de résultats.

L’excitation est à son comble, d’autant que Clément nous a retrouvé histoire de finir à trois. Puis le lendemain c’est le jour du faux départ. Problème électrique qui nous mettra bien la journée à résoudre. Mais on arrivera quand même à notre dernier bivouac avec Wout qui doit être à Santiago le lendemain !

Nous on est arrivé à Pichilemu, capitale du surf au Chili, chez un ami qui nous héberge dans son jardin avec vu sur mer. Un vrai repos. Le temps de faire mon jeu au soupape, un peu de couture, un peu d’écriture et un peu de rien !

Prochain départ vers Puerto Montt pour aller découvrir l’île de Chiloé et commencer notre épopée en Patagonie !


Voyager à deux ou tout seul ? 

Partir tout seul fut de loin l’un de mes plus gros défis pour le voyage en Mongolie. Je ne regrette pas ce choix mais il m’a fallu bien plus de courage que je ne l’imaginais pour affronter les différents obstacles sur ma route.

Et pourtant, je me sentais prêt à repartir tout seul pour cette nouvelle  aventure. Mais alors pourquoi avoir changé d’avis ?

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Le Saint Tropez chilien ? 

Je suis typiquement tombé dans le genre d’endroit que j’abhorre. Les plages bondées à a ne plus savoir pourquoi. Le genre d’espace ou je ne peux plus respirer. Où chaque parcelle de sable gagnée est un paradis. Puis le soir quand tout le monde s’en va ma plage devient un dépotoir. Un ramassis d’ordure, de bouteilles de Coca et de sacs plastiques. Vous trouverez les même plages en  France, en Espagne (Barcelone par exemple) et partout dans le monde.

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L’atacama 

Juste après le Dakar j’ai décidé de partir vers l’ouest. L’idée c’était de rejoindre San Pedro de Atacama pour faire le sud Lipez, que j’avais manqué, sur une journée. 

Au final j’étais tellement lessive que je me suis laissé allé dans cette ville de gringos. Il était temps de prendre plusieurs jours de repos d’autant que ça me permettait de faire tranquillement les attractions autour de la ville. 

Les lagunas ou j’espèrai me baigner… La vallée de la Luna qui donne l’impression d’avoir atteri sur une autre planète pour finir par les geysers del Tatio. 

L’atacama est un désert bien arride qui couvre simplement tout le nord du Chili. De la montagne à la mer. Et évidemment le jour où je décide d’aller camper au pied des geysers je me fait trompé pendant une heure sur le chemin. Du coup à l’intersection que je pensais prendre le lendemain pour continuer mon  chemin je décide de tourner vers Calama. 3km plus loin un barrage de la police. Il me laisse passer. Puis après deux minutes de réflexion je fais demi tour et je reviens pour leur demander s’il non pas un endroit ou dormir. 

Et c’est avec un grand sourire qu’ils m’ouvrent la porte de la caserne. Du coup ce soir là je vais manger au coin du feu et dormir dans un lit d’un absent au  frais du Chili. De belles rencontres même si mon espagnol est encore très limité. Au petit matin le soleil est de nouveau la. A 6h je suis arrivée au geyser pour profiter du levée du soleil et même prendre un long bain dans la piscine naturelle ! 

Je reprendrai la route plus tard dans la matinée. Tout souriant. Enfin le temps descendre de la montagne parce après c’est le vrais désert aqui va commencer. Du vent tout du long. Et des lignes droites interminable. Ici c’est un désert de sable et de cailloux. De ci de la il y a des zones minière gigantesque. J’attendrai la mer a Antofagasta. Une ville entre la dune de sable et la mer. Pas bien jolie. Pour finir en beauté je me trompe de camping et fini par payer un peu plus cher que prévu… M’enfin j’ai l’électricité dans la tente et une vue imprenable sur la mer. 

Et c’est à peu près ça depuis 1000km. Un peu de désert, un peu de bord de mer, du vent en fin de journée mais aussi des plages paradisiaque (comme celle où je me suis installée en bivouac au moment où j’écris ces lignes), certaines sont bondé, d’autre très tranquille.


Video 6 – Sur les traces du Dakar

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La fin de la routa del Che, le salar d’Uyuni, un tracé du Dakar et même le Dakar pour finir. Entre la Bolivie et l’Argentine on en a pris plein les yeux !