De la pampa aux glaciers !


Malgré les aléas sur la V-strom de Clément on a fini par repartir, la suspension réparée comme on a pu, direction la Patagonie. Plus précisément Punta Arenas où je suis au moment d’écrire ces lignes.
Depuis, les semaines ont été assez difficiles et parfois riches en émotions.

J’étais pas encore sur la grille de départ quand j’ai appris que mon super colis venait d’arriver à Puerto Montt. Les 4 jours annoncés s’étaient changés en 10 puis en “il faut être patient”. Nous vivons d’ailleurs actuellement la même chose aujourd’hui pour la suspension de Clément. Car oui, ça n’a pas manqué, l’huile a fini par s’échapper de nouveau quelques centaines de kilomètres après la dite réparation.

Du coup, on a décidé de poursuivre par la route 40 qui est presque toute asphaltée. Pour aller chercher le colis j’ai dû faire un aller-retour entre l’Argentine et Puerto Montt. 450km avec une météo de chiotte. Je suis revenu trempé jusqu’à la moelle au bivouac où Clément m’attendait. Mais j’étais prêt. La KLE avait encore gagné un level. Pour la première fois depuis 20 000 km je lui ai mis des pneus mixte (shinko E705 à l’arrière et Pirelli Dura Traction à l’avant). Ne me demandez pas pourquoi, j’avais vraiment vraiment pas beaucoup d’autres choix ! En tout les cas j’étais bien content, surtout vu la météo diluvienne. Ça fait du bien de prendre un virage sans sentir l’avant riper !

Au final, au départ de l’étape suivante y avait une KLE500 survitaminée enfin prête à en découdre avec les trucs asphaltés (à la noix) et une V-strom avec uniquement un ressort en guise de suspension arrière (elle commence vraiment à me plaire) !

L’idée c’est de partir pour rejoindre le point de livraison à 1800 km et deux virages plus loin ! Pas grand chose à voir sur le chemin. La route 40 à cet endroit c’est de la pampa et du vent. D’ailleurs j’ai même trouvé mon pire ennemi en TT (hormis mon manque de classe) : ce foutu vent. De coté il vous envoie direct dans le fossé, de face vous êtes obligé de descendre 2 rapports… et le pire c’est qu’il supprime tout le plaisir.

Sur la route on a quand même croisé le célèbre mont Fitz Roy, le glacier Perito Moreno et quelques stations essences en rade. C’était magnifique et unique mais il faut parfois savoir redescendre de son nuage. La Patagonie, qui a motivé tout ce voyage, n’est pas telle que je l’imaginais. Les touristes abondants on fait grimper les prix et amaigri les sourires des locaux. Les lieux naturellement magnifique ont vu des barrières pousser et de plus en plus chères à franchir. C’est plus trop l’aventure…

C’est peut-être aussi la raison de mon retard sur le blog. Bon il y a aussi le fait qu’on est en bivouac tous les jours, on se permet une douche tous les cinq jours, des sandwichs le midi et des pattes à la sauce tomate le soir. Ça nous permet d’économiser pour continuer plus sereinement !

Bref, si vous aimez l’aventure, la vraie. Celle qui arrive à vous vider de toutes votre énergie sans vous affaiblir. Restez au nord de l’Amérique latine, là ou les moustiques vous font la peau toutes les nuits!

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