La jungle bolivienne !

 

Bon, là c’est le moment où tout par en cacahuète. Clément est en manque de chaleur, du coup nous voilà partis pour l’Amazonie encore une fois ! Après plusieurs jours de repos bien mérité à La Paz on reprend le guidon de nos fidèles destrier. La légendaire Death Road s’offre à nous ! Mais pourquoi payer pour passer dans un chemin qui ne mérite plus ce nom ? Depuis quelques années la route principale permet aux locaux d’éviter cette section autrefois mortelle ! Du coup il n’y a plus que des touristes à vélo qui l’empreinte et quelques locaux. Au final nous ne l’emprunterons pas. Les retrouvailles inattendues avec Chris d’Arequipa nous ont conforté dans notre choix.

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La mont Huayna Potosi !

Où quand tu te lances dans une ascencion de malade sans préparation !

Inutile de vous dire que je ne suis pas un grand trekkeur et encore moins un alpiniste. Mais vivre une expéreience pareil au bout du monde est quelque chose d’innoubliable. On a déjà essayé avec le volcan Chachani sans guide et on a failli y laisser notre peau. Mais à force de persévérance on fini par y arriver nan ? 

Par contre cette fois-ci on partira avec une agence (y a quand même un glacier à grimper). Au total mes acolytes, Clément et Quentin (qu’on a rencontré à Arequipa) ont trouvé une agence qui nous propose l’ascension sur trois jours tout compris pour 850 bolivianos (à diviser par 7 pour l’avoir en euro). Départ le lendemain matin à l’aube après avoir essayé l’équipement des années 80 qui nous servirons pour les prochains jours.

Ensuite direction le premier campement départ tapant à 9h (enfin plutôt vers 11h en faite)ou on aurait du s’entrainer avec les crampons ! Au lieu de ça on a passer l’aprem à jouer au carte à cause de la neige et de la feignantise de nos guides. Le lendemain grimpette jusqu’au deuxième refuge, à pied cette fois. 500 m de dénivelé dans un desert de roche. La respiration commence à être difficile sur la fin, d’autant qu’on porte tout notre équipement pour la nuit et la marche sur le glacier.

Il m’aura fallu un peu plus d’une heure et demi pour y arriver. Là-haut c’est repos et maté de coca. La nuit va être courte. Les guides ont eu le temps de faire les équipes. Je marcherai avec Arthur car Clément et Quentin sont trop rapide pour mes courtes pattes. Départ à minuit après quelques heures de sommeil bien mérité.

Au petit matin le stress commence à se faire sentir. La neige tombe toujours dehors, les guides sont septique… On part après les filles, les gars ayant pas bien compris comment mettre leur baudrier. Et voila, les premiers pas dans la neige, direction le sommet.

Mais pourquoi j’ai signé pour me faire souffrir ? Pourquoi marcher des heures dans la nuit pour je ne sais quel sommet… Merde le stress commence à faire son effet. On commence tranquillement à marché jusqu’à un point de rassemblement ou commence une belle pente rocheuse. Le guide nous attache Arthur sera devant et moi juste derrière. Après une petite heure c’est le moment de mettre les crampons. Plus de rocher mais une belle neige toute blanche. Commence une ascension avec des inclinaisons variées.

J’ai une facon bizarre de marcher, Arthur avance plus lentement du coup je dois m’adapter, marcher, puis attendre que la corde se retende et ainsi de suite. Cela me va très bien au début puis au fur et à mesure je sens que j’ai besoin de plus de corde. Je demande au guide qui ne veut rien entende. Redemande à la pause d’après mais rien n’y fait… Je commence à sentir que je m’énerve pour rien. Le mal d’altitude peut provoquer cet effet du coup j’essaye progressivement de me calmer.

On continue à marcher, on marche à peu pres une heure entre chaque pause. La respiration commence à devenir difficile quand on arrive devant une belle paroi de glace d’au moins 20 meres de haut. Depuis le début les groupes nous doublent petit à petit. Il doit y avoir une dizaine de personnes devant nous avec assez d’avance pour nous permettre de deviné ce qui nous attends. Et parfois je préfererai ne pas savoir. Bref pioler dans la main droite, corde dans la gauche on avance lentement mais surement. Au rythme des personnes qui sont devant nous. Les choses commencent à se corser séverement après…

Visiblement on ou enttend arriver de loin ! On respire comme des ours affamé. Et lors des pauses ou on retrouve les groupes de devant pour quelques temps on casse tout le silence de la montagne. Les marches se succèdent et le soleil commence  à faire son apparition. On monte très lentement mais on avance toujours. Mais jambes commencent sérieusement à flancher. Vingt minutes plus tard à 5800m je craque complètement, je commence à pleurer en marchant, une fois, deux fois. Je veux pas laisser tombé mon coéquipier qui sent clairement que je fatigue… Je m’écroule complètement dans le sable, chiale une autre fois encore. Je sens que j’ai encore des forces mais j’arrive pas à l’utiliser. Rien n’y fait mon cerveau bloque. Arthur me regarde, ces yeux en disent long, il est à bout mais motivé à faire face. Et il va me partager sa motivation et me faire me relever avec l’aide du guide. Je lui dis : “c’est trop beau ici, moi ca me va ! Mais pourquoi grimper tout ca pour s’arréter au pied du sommet ? Regarde il est juste plus haut !”. En effet le sommet apparait progressivement et ma motivation en même temps. Grâce à Arthur et quelques carrés de chocolat je vais trouver les forces et la motivation qui me manqué pour grimper cette derniere pente. Une pente de pierres et de glace avec une inclinaison de presque 80 degrés. sur 150m de dénivelé.

C’est finalement à quatre pattes que l’on va finir l’ascension, rampant, suant, respirant tel Dark Vador. Les 15 derniers metres nous prendrons presque 15 minutes. Dire qu’au début il nous prenait 15 secondes. L’altitude rallonge le temps visiblement…

Le paysage est sublime, au dessus des nuages. On apercoit le lac Titicaca au loin, et même le début de l’Amazonie.

On restera au sommet pendant 15 minutes, à peine assez de temps pour reprendre notre souffle mais bien assez pour savourer l’instant !

Pour la descente je retrouverai progressivement des forces. Arthur lui trébuchera souvent. On descend en skiant à moitié, on dépasse la ligne des nuages. On repasse le mur de glace. Le mur de roche. Puis on arrive au chalet. On nous accorde une heure de repos pour faire notre sac, boire du maté de coca avant de continuer la descente vers le premier chalet. Ce sera la plus painible pour moi. Le sac est lourd, mes chevilles prennent les coups. Puis je remarque que je ne sens plus mes mains. Elles sont rouge, le sang ne circule plus dans mes bras à cause des sangles de mon sac à dos. Je les montre à Santos qui me dit : “il reste 15 minutes de marche”. Bon ok, oublions, au point ou j’en suis ca devrait le faire !

Les dernières marchent sont douloureuse mais on y est arrivé, pfiou !


La panne !

Quand rien ne va plus !

Retour aux motos sur le parking à 5000m, on commence par faire une bonne sieste au pied des motos. Elles sont toujours là et nous attendent paisiblement. Espérons qu’on ait assez de force pour redescendre cette montagne…

Espérons aussi que la moto démarre… 

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Vidéo 3 – Du Machu Picchu à l’Océan Pacifique

Départ de Cusco il y a maintenant plus d’une semaine. Direction El Machu Picchu, le plan : dormir à Hydroelectrica à 14km à pied de l’entrée, marcher 10km le soir jusqu’au camping, y dormir, et repartir le lendemain pour la grande grimpette jusqu’au magnifique site inca. Puis comme on aura pas assez marché on a aussi décidé de monter tout en haut de la montagne. Le plan ne se déroulera pas comme prévu.

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Rando TT Pirate 

Fatigué de la journée de la veille (plus de 8h de marche), on n’était pas trop chauds pour les chemins boueux. En plus de tout ça, la saison des pluies a commencé un peu plus tôt que prévu ici. Mais bon c’est l’aventure nan ? Alors on a suivi les conseils des locaux et on est partis vers l’est, direction Huacacalle. Soit 50 km plus loin, une petite journée de route en somme. Sous une pluie constante, on est arrivés trempés dans le village. L’hospedaje etait fermé, mais une petite grand-mère nous a invité à venir chez elle. La chambre était parfaite, le repas encore meilleur.

Un itinéraire entre 3 et 4 900 mètres d’altitude.

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