Que se passe-t-il depuis presqu’un an ?

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Je ne sais pas trop par où commencer, mais j’ai envie d’écrire. Je suis rentré depuis presque un an et les choses se sont passées super vite. Je ne vous cache pas que ça n’a pas été facile tous les jours et qu’encore aujourd’hui j’ai des doutes ! Mais j’ai appris à vivre avec, ils se résoudront peut-être avec le temps.

Je ne vous donne pas beaucoup de nouvelles contrairement à vous. Vous avez été super nombreux à m’écrire, me demander des conseils, me montrer beaucoup de bienveillance et m’aider aussi. Je vous remercie, c’est toujours un plaisir de transmettre toutes ces expériences. D’ailleurs, j’ai commencé à partager mes aventures grâce à vous, grâce à tous ceux qui ont simplement répondu à mes questions de rêveurs, d’aventurier en devenir il y a quelques années. C’est eux qui m’ont poussé à vous raconter mes aventures ! Read more →


Un nouveau départ

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Il s’en est passé des choses depuis mon retour.

Voyager, ça aiguise les sens, ça ouvre l’esprit et colore tes rêves de gosse. Depuis cinq ans maintenant, je n’ai cessé de vadrouiller, d’expériences professionnelles en aventures personnelles. J’ai réalisé plusieurs de mes rêves et tout cela m’a rendu heureux et avide d’en vivre d’autres. Read more →


Ma première dans un paddock

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Après une belle virée avec des copains dans les Alpes, je suis remonté tout droit pour la Belgique. Wout m’avait invité à venir l’aider pour le voir faire des tours sur le circuit de Gedinne. Que des anciennes ! La sienne : une Suzuki GT185 restauré par son team The Dying Frankies Racing Team dont j’arbore le t-shirt en écrivant ces lignes.

Gedinne c’est un circuit d’environ 5km, très difficile, sur une route normalement ouverte à la circulation. Il a été en activité jusqu’au moment où on a considéré qu’il était trop dangereux pour des motos de plus en plus rapides. Du coup les passionnés d’anciennes s’y retrouvent pour disputer des courses sur leur bécane d’antan. Plusieurs classes s’y disputent allant des motos d’avant guerre aux années 1972. Un méli-mélo auquel je n’ai pas trop fait attention mais qui a son importance. En résumé c’est un tas de passionnés, venu montrer leurs plus belles montures pour faire une belle course en famille. Read more →


Born to be Wild

Cet été c’est les vacances. Je n’ai pas donné beaucoup de news, mais ne vous inquiétez pas : je m’amuse. La preuve en vidéo. Pendant mon tour de France des copains j’ai retrouvé les branquignols de Vie de Motard et on s’est bien éclaté à faire racler les cales pieds dans les virolos de nos cols alpins. Un vrai plaisir. Je vous laisse admirer.


Retours sur mon matos après huit mois en Amérique du Sud

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Comme d’habitude cette revue de produits ne sera pas des plus classique. Voilà plus de 35 milles kilomètres que je parcours le continent sud américain. Au total j’ai eu un peu plus de huit mois de test sur l’ensemble des produits. Les variations climatiques étant beaucoup plus variées sur ce voyage. Prenez note que j’ai testé cet équipement dans des conditions peu ordinaires et parfois extrêmement intenses. Du coup, je peux paraitre impitoyable sur certaines critiques.

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Les chutes d’Iguazu et l’envol du weekend

Dernières étapes du voyage, me voilà arrivé à Puerto Iguazu après 20h de bus. Je me suis fabriqué un nouveau deux roues pour me permettre de parcours les quelques mètres entre la station de bus et l’hostel le plus proche. J’y passerai de belles journées à savourer le climat quasi amazonien avant de partir voir ces célèbres chutes, côté argentin.

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Double ruptures avant la cascade finale !

Pas facile de vendre une moto après sept mois de vadrouille. Ce n’est pas la première fois mais quand même. En prime trouver un acheteur a été vraiment vraiment difficile. Au début ils marchandaient comme si j’étais un bleu… Ils voulaient tout, tout de suite pour rien et avec tous les papiers de prêts. Ah ces fichus personnes des “pays développés”. HorizonUnlimited est un super site. J’y avais perdu beaucoup de temps à chercher une moto pour ce voyage mais de notre bureau en France on a pas les bonnes perspectives.

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A la recherche d’un peu de chaleur ! 

On est arrivé à Cochrane sous un ciel bien nuageux et on est reparti avec la pluie. Avant d’aller chercher ce soleil on avait décidé d’aller voir Tortel comme Gregor et Gabriela nous l’avez fortement conseillé. 120 km qui ne devait pas être si difficile. Mais sous la pluie ça change la donne. En plus de ça il y a eu un accident entre un bus et une camionnette. Sûrement le même bus qui envoyé sévère la vieille sur la piste. Bref c’est le conducteur de la camionnette qui a tout pris. On en sait pas plus mais ça refroidi vite, pas la température hein parce quon était déjà bien humide et frigorifié. 

L’avantage quand on est hors période des vacances c’est qu’il y a pas mal de place dans les hostels. Tortel est une ville bien particulière. Tout est sur pilotis au niveau de l’eau. Ils sont venus construire cette ville il y a seulement 50 ans pour y exploiter le bois. Ça ressemble un peu à une ville de pirate et il y a un bon paquet de kilomètres de pontons.. On a évidemment visité tout ça sous un petit crachin. Heureusement le lendemain le soleil devait refaire son apparition. 

Il l’a fait plus ou moins. Ça nous a d’ailleurs donné l’idée de bivouacer dans un  lieu magnifique face à une cascade avec de belles montagnes et des glaciers en arrière plan. Nuit difficile quand même. 

Le lendemain on a pris une embarcation, un peu plus loin sur la route, pour admirer des cathédrales de marbre au ras de l’eau. L’érosion ayant sculpté la roche année après année. Une vrai surprise même si cela faisait longtemps qu’on s’était pas retrouvé dans un barque rempli de touristes ! 

Le soir dodo dans un Hostel basique, puis en route pour Cochrane ou je vais devoir faire une pause mécanique. Il faut que je trouve une chaîne. La mienne ira pas jusqu’au bout. Je pensai en avoir pour plus de 80 balles mais nan. L’équivalent de 20 euros pour exactement ce que j’avais besoin. 

Je prendrai soin de conseiller à l’acheteur de changer tout le kit chaine à mon  arriver à Buenos Aires! 

On a continué tranquillement la carratera jusqu’à Puerto Raúl ou on a du attendre 3 nuits pour le bateau en direction de chiloe ! 

Trois nuits de bivouac hors d’y commun avec des dauphins, des otaries et des loutre en guise de réveil matinal. Un météo digne du plus belle été. Une plage de sable fin pour paillasson. Bref le pied total ! 


En route pour la carratera australe 

 

​Il nous a fallu du temps avant de repartir mais on a fini par la recevoir cette suspension ! On a profité d’un rayon de soleil pour aller faire un tour au parc Tores del Paine après une pause lessive à la ville d’avant. Ça sentait un peu trop le mouton après trois semain. 

Apres à peine 50km on trouve un lieu de bivouac parfait prêt d’une cascade. Il est 13h, c’est le plus tôt qu’on est fait… L’eau y est vraiment bien fraîche. J’en profite pour monter sur la colline et admirer la vue. 

On a passait l’une des nuits les plus froides du voyage. Quelle idée de poser la tente aussi prêt de l’eau à cette latitude ! Heureusement au matin le soleil sort rapidement et on fait les derniers kilomètres jusqu’au parc. C’est beau, la piste est bien roulant, la pampa se verdit pour laisser place à de beau lac. 

On profitera de la journée pour faire le tour du parc sans quitter la moto plus d’une heure. La motivation pour les treks nous a un peu quitté et le parc, quoi que magnifique, n’est pas aussi désert que l’île ou on vient de passer trois semaines. On fait  nos faignasses avec pour prétexte d’aller chercher un peu de chaleur au nord. 

A la frontière on rencontre un new zelandais sur une belle xr. On l’invite à nous rejoindre au bivouac un peu plus loin sur la route. La nuit sera un peu plus chaude. Ensuite direction la route 40 jusqu’à bajo caracoles ou on tournera vers l’ouest et les petits chemins de montagne ! 

La piste qui mène au Chili est sublime. De la pampa au lagune en passant par les montagnes du Texas (enfin ce qu’on en imagine). Le temps est parfait. De l’autre côté de la montagne c’est un peu pluvieux. Mais on y est enfin, sur cette très célèbre carratera australe ! 


Il y en a combien à votre avis ?

Ce matin là la tonte a commencé à 7h du matin. Le soleil s’est levé comme d’ordinaire. Une dizaine de travailleurs étaient fin prêts à déshabiller ces pauvres bêtes. Nous on les envoyait juste chez le coiffeur, groupe par groupe. La meilleure laine en premier ! Je m’attendais à travailler sans arrêt mais ce fut assez tranquille. Réparer quelques clôtures, des trous sur la passerelle, colorer le nez des bêtes de différente couleur afin qu’on puisse les identifier rapidement à la sortie ! Dans l’après midi j’ai dû superviser le bon fonctionnement du moteur d’origine. Un bon gros piston qui fait boum boum comme certains les aime. Plus de 70 ans qu’il tourne quand on le lui demande en consommant autant de bougies que de litres d’essence !

Le soleil a brillé toute la journée et le boulot (qui certaines années à pris plus d’une semaine) sera terminé en une journée et demi. Ensuite, c’est toutes les bêtes qu’il a fallu barbouiller de craie. Avec Clément on s’occupé des agneaux, lui les soulevait pour que je leur donne un anti je ne sais pas quoi. Ensuite on vérifiant s’il y avait des mamelles ou des testicules histoires de les marquer de jaune ou de bleu. On a terminé super tard le lendemain. Tout rempli de craie aussi. Apres une pause il a fallut ramener les bêtes au pâturage pour éviter qu’elles ne meurent de faim ! Clément a aidé Gregor en montant a cheval pendant que moi je suis allé réparer une clôture cassé trois jours plus tôt.

Depuis tout ça on s’occupe de nouveau du bois, des poules, des chiens et on a changé de maison. On dort maintenant avec les proprio dans un confort un peu moins spartiate. Mais le boulot n’est jamais fini et les surprises non plus !

La semaine d’après on a fait plusieurs boulots différents en plus de s’occuper du reste… Nous avons du cadrier une parcelle ou les agneaux mâles avaient été placés. La veille il en avait trouvé 3 morts. On a bien marché trois heures pour n’en trouver qu’un seul de plus. Le lendemain on y est retourné pour voir s’il y avait d’autres morts.. Cette fois-ci en regardant les rapaces dans le ciel et les arbres. 

Après tout ça a commencé le temps du plante de baton.. Il a fallu réparer ces clôtures défoncées. A la pioche, pelle puis bar à mine, on a fait des trous dans cette terre parfois sableuse,  argileuse ou caillouteuse. Hier on en était à quinzaine de poteaux quand on a appris la bonne nouvelle. 

La nouvelle suspension de Clément est arrivé à Punta Arenas. Ça paraît rien pour vous mais c’est un extrême soulagement ici. La météo est toujours aussi changeante ici et la fin de l’été commence à bien se faire sentir. Et il nous reste un petit peu de chemin avant de commencer cette célèbre caratera austral. 

Nous repartons donc bientôt. Super heureux de ce que nous venons de vivre. Une expérience unique en plein cœurs de la Patagonie avec un couple chaleureux et touchant comme patron. Comme quoi le hasard fait bien les choses. Et pour couronne le tout, Gabriela et Gregor sont de vrai militant pour la planète. 

Il y a une semaine environ ils ont gagné un procès engagé depuis très longtemps contre la mine de charbon à ciel ouvert qui se situe à 4km d’ici. Un changement majeur pour Gabriela qui milite pour deux associations : Alberta Isla Riesco et Kerosene. 

D’ailleurs ils ont réalisé une vidéo magnifique de l’île ici : on a pas pu voir tous ces espaces car ils sont bien protégés et accessibles seulement par les eaux. L’île Riesco est la quatrième plus grande du Chili. En regardant une carte on a du mal à voir mais elle s’étend jusqu’au détroit de Magellan quand même ! 

Bref nous les remercions de tout notre cœur avant de reprendre la route.