Il y en a combien, à votre avis ?


Ce matin là la tonte a commencé à 7h du matin. Le soleil s’est levé comme d’ordinaire. Une dizaine de travailleurs étaient fin prêts à déshabiller ces pauvres bêtes. Nous on les envoyait juste chez le coiffeur, groupe par groupe. La meilleure laine en premier ! Je m’attendais à travailler sans arrêt mais ce fut assez tranquille. Réparer quelques clôtures, des trous sur la passerelle, colorer le nez des bêtes de différente couleur afin qu’on puisse les identifier rapidement à la sortie ! Dans l’après midi j’ai dû superviser le bon fonctionnement du moteur d’origine. Un bon gros piston qui fait boum boum comme certains les aime. Plus de 70 ans qu’il tourne quand on le lui demande en consommant autant de bougies que de litres d’essence !

Le soleil a brillé toute la journée et le boulot (qui certaines années à pris plus d’une semaine) sera terminé en une journée et demi. Ensuite, c’est toutes les bêtes qu’il a fallu barbouiller de craie. Avec Clément on s’occupé des agneaux, lui les soulevait pour que je leur donne un anti je ne sais pas quoi. Ensuite on vérifiant s’il y avait des mamelles ou des testicules histoires de les marquer de jaune ou de bleu. On a terminé super tard le lendemain. Tout rempli de craie aussi. Apres une pause il a fallut ramener les bêtes au pâturage pour éviter qu’elles ne meurent de faim ! Clément a aidé Gregor en montant a cheval pendant que moi je suis allé réparer une clôture cassé trois jours plus tôt.

Depuis tout ça on s’occupe de nouveau du bois, des poules, des chiens et on a changé de maison. On dort maintenant avec les proprio dans un confort un peu moins spartiate. Mais le boulot n’est jamais fini et les surprises non plus !

La semaine d’après on a fait plusieurs boulots différents en plus de s’occuper du reste… Nous avons du quadriller une parcelle ou les agneaux mâles avaient été placés. La veille il en avait trouvé 3 morts. On a bien marché trois heures pour n’en trouver qu’un seul de plus. Le lendemain on y est retourné pour voir s’il y avait d’autres morts.. Cette fois-ci en regardant les rapaces dans le ciel et les arbres.

Après tout ça a commencé le temps du planté de bâton. Il a fallu réparer ces clôtures défoncées. A la pioche, pelle puis à la bar à mine, on a fait des trous dans cette terre parfois sableuse,  argileuse ou caillouteuse. Hier on en était à une quinzaine de poteaux quand on a appris la bonne nouvelle.

La nouvelle suspension de Clément est arrivé à Punta Arenas. Ça paraît rien pour vous mais c’est un extrême soulagement ici. La météo est toujours aussi changeante ici et la fin de l’été commence à bien se faire sentir. Et il nous reste un petit peu de chemin avant de commencer cette célèbre caratera austral.

Nous repartons donc bientôt. Super heureux de ce que nous venons de vivre. Une expérience unique en plein cœur de la Patagonie avec un couple chaleureux et touchant comme patrons. Comme quoi le hasard fait bien les choses. Et pour couronner le tout, Gabriela et Gregor sont de vrais militants pour la planète.

Il y a une semaine environ ils ont gagné un procès engagé depuis très longtemps contre la mine de charbon à ciel ouvert qui se situe à 4km d’ici. Un changement majeur pour Gabriela qui milite pour deux associations : Alberta Isla Riesco et Kerosene.

D’ailleurs ils ont réalisé une vidéo magnifique de l’île ici : on a pas pu voir tous ces espaces car ils sont bien protégés et accessibles seulement par les eaux. L’île Riesco est la quatrième plus grande du Chili. En regardant une carte on a du mal à voir mais elle s’étend jusqu’au détroit de Magellan quand même !

Bref nous les remercions de tout notre cœur avant de reprendre la route vers le nord.